Un monument ordinaire, une histoire extraordinaire

Construit en 1925 par un artiste inconnu, le monument aux morts de Vendin-le-Vieil ressemble à la plupart des monuments aux morts Français. La statue représente Marianne, la colombe et une couronne de laurier. Ce monument fut d’abord placé  au cimetière car le centre-ville avait été détruit pendant la guerre. Il y a été déplacé ensuite. Sur ce monument, des plaques indiquent le nombre de morts lors de la première guerre mondiale : 140 morts pour Vendin centre et 36 morts pour Vendin cité 8. On dénombre donc 176 victimes de la première guerre mondiale à Vendin-le-Vieil.

Marianne et les plaques commémorativesAujourd’hui, nous célébrons le 11 novembre devant ce monument car c’est un symbole important, il sert à se souvenir des soldats morts pour notre liberté. Nous avons participé au défilé du 11 novembre. Nous étions fiers car notre camarade Ulrich, membre du conseil municipal jeune,  a déposé une gerbe de fleurs aux pieds de la statue.

Le discours de Mr le maire nous a émus. Nous voulions en savoir plus sur notre ville pendant la guerre, nous lui avons donc écrit pour qu’il nous aide dans notre enquête, il a accepté.

Ulrich et d'autres jeunes conseillers municipaux déposent une gerbe.
 Crédit photo: Lola

Vendin-le-Vieil devenu un village allemand

Lors de notre rencontre avec Mr le Maire, nous avons appris des choses bouleversantes sur notre ville. Entre 1914 et 1917, Vendin-le-Vieil a été le siège des tranchées allemandes. Ce qui est actuellement le magnifique parc des Faitelles était alors occupé par l’ennemi. Les alliés, et notamment les soldats Canadiens avaient creusé leurs tranchées dans une ville proche de la nôtre, Loos-en-Gohelle. La plupart des Vendinois sont partis au moment où les Allemands sont arrivés dans la ville. Il ne restait plus qu’une cinquantaine de femmes, d’enfants et de personnes âgées. En janvier 1917, par un jour où soufflait une tempête de neige, les derniers Vendinois ont quitté le village traînant un paquet de nourriture. Vendin-le-Vieil n’a pas été épargnée pendant la guerre: la mairie a été détruite, les maisons ont été dévastées, les chevaux étaient réquisitionnés…
La mairie fut reconstruite en 1920.

 

L’arbre de la réconciliation : un symbole fort pour notre jeunesse !

L'arbre de la réconciliation
Marie V
Plaque de l'arbre de la réconciliation
Marie V

Presque 100 ans après la première guerre mondiale, en 2013, « l’arbre de la réconciliation » a été planté par le fils d’un soldat allemand qui avait péri dans les tranchées de Vendin-le-Vieil et Monsieur le Maire. Symbole fort de l’amitié franco-allemande, cet arbre a été planté dans le parc des Faitelles. Nous nous sentons plus proche de cet arbre que du monument aux morts, car il a été planté à notre époque, et il symbolise un espoir pour la jeunesse. Nous n’oublions pas les soldats morts pour la France, mais protéger l’amitié franco-allemande et la paix dans le monde est notre priorité.

Malheureusement, le dernier poilu de Vendin-le-Vieil, monsieur Louis Houilliez, n’a pas pu y assister car il est mort en 2001, à presque 103 ans ! Cet homme âgé de 16 ans lors de la déclaration de guerre a montré sa bravoure en falsifiant ses papiers : patriote, il voulait aider et sauver son pays et a donc fait croire qu’il était majeur pour pouvoir partir à la guerre. Après la guerre, il fut membre du conseil municipal et reçut la légion d’honneur.



Un petit arbre pour un grand symbole

Sur notre symbole de la paix, nous avons représenté l’arbre de la réconciliation. Une des branches ressemble à un fusil, au bout duquel nous avons mis un bleuet, symbole d’espoir.
En effet, après la première guerre mondiale, 2 femmes ont eu l’idée d’organiser des ateliers où les soldats blessés à la guerre confectionnaient des bleuets avec du tissu et du papier journal : le bleuet est donc devenu le symbole de la réinsertion par le travail après la guerre. Au-dessus de l’arbre flotte un casque allemand : celui-ci, associé au bleuet, symbolise l’amitié franco-allemande et l’horreur de la guerre.
Notre symbole dénonce à la fois l’horreur de la guerre : les armes, le casque et l’espoir d’un avenir meilleur à travers l’arbre de la réconciliation et le bleuet.