Bonjour ici John en direct de l’hôpital au service de neurochirurgie. J’ai rencontré un petit problème dans la dernière interview avec un petit animal… euh, pas si petit que ça…Un sanglier ! Mais quand même douloureux ! Je suis surveillé parce que j’ai reçu un coup dans le dos, alors espérons que ce n’est pas grave. Ah voilà une aide-soignante, je vais lui poser quelques questions.

J- S’il vous plaît madame, pouvons-nous vous posez quelques questions pour le webjournal du collège Simone Veil ?


  I.Y- Oui bien sûr avec plaisir

J- D'accord alors… commençons. Pouvez-vous nous préciser votre âge, nom, prénom. 

Mme Y- Je m’appelle Isabelle, j’ai 38 ans et je suis aide-soignante depuis presque 20 ans.

J- Que pensez-vous de la situation que nous vivons ?

Mme Y- C’est une situation vraiment particulière qui nous touche tous et j’espère nous rendra plus solidaire. 

J- Est-ce vrai qu’en neurochirurgie il y a de moins en moins de patients à cause du virus ?


 Mme Y - Oui, c’est vrai dans de nombreux services de chirurgie. Tous les CHU sont en « plan Blanc », c’est une mesure exceptionnelle qui permet de réorganiser l’accueil des patients. La priorité est donnée à l’accueil des patients qui sont atteints par le virus Covid-19. Dans notre service de neurochirurgie, les médecins ont annulé toutes les interventions qui ne sont pas urgentes et qui peuvent être repoussées. Comme nous avons moins de patients, certain.e.s collègues de l’équipe sont parti.e.s prêter mains fortes à nos collègues dans les services de réanimation et soins intensifs.

J- Combien y a-t-il environ de patients chaque jour ?

Mme Y- Nous avons au maximum 14 patients dans notre service. Nous recevons des « urgences », des gens qui doivent absolument se faire opérer. Chaque patient est seul en chambre alors qu’habituellement, ils sont deux. C’est une façon de les protéger du virus.

J - Qu’en pensez-vous quand on dit que la nature reprend ses droits ?


Mme Y- J’ai vu quelques photos ou vidéos où l’on voit des animaux dans les rues. Certaines images font sourire et font penser qu’effectivement, ils reprennent leurs droits, mais ces images devraient surtout nous servir à comprendre que l’on devra être plus respectueux de notre planète après le confinement.
 

J- Etes-vous sensible aux témoignages de soutien que nous entendons tous les soirs à 20h depuis les balcons des habitants ? 

Mme Y- Oui bien sûr, cela fait plaisir. Toutefois, je pense que l’on devrait applaudir l’ensemble des personnes qui se lèvent tous les jours pour travailler et ne pas parler que des personnels soignants. Les conducteurs de bus et de tramway par exemple permettent à de nombreuses personnes d’aller travailler. Les professeurs permettent à mes enfants de continuer leur apprentissage alors qu’ils ont eux-même des enfants à s’occuper et à qui ils font l’école à la maison. J’applaudis tous ceux qui travaillent en ce moment et nous permettent de vivre un peu comme avant.
 

J- Voulez-vous faire passer un message ?


Mme Y- J’aimerais dire à tous les lecteurs qu’il faut bien suivre les consignes du confinement. Je suis contente de voir comment les enfants se sont adaptés à cette situation, ils font preuve de beaucoup patience, on devrait aussi les applaudir !
  Je vois de belles actions citoyennes tous les jours, que se soit en faveur des plus démunis, des travailleurs. J’espère que cela continuera dans l’avenir.


J- Merci, madame, votre témoignage va nous être très utile pour notre web journal. Petite question, à quelle heure, pourrais-je sortir ? (NDLR : Mme Y est la mère de notre journaliste !)

Mme Y- vous pouvez sortir maintenant si vous voulez. 

J- Merci, à bientôt ça a été un plaisir de discuter avec vous au revoir.